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Friday, 17 December 2021

Bonheur de la sagesse - Résumé part III - Application

La vie sur la voie

Pour couper court avec les problèmes, nous avons besoin de problèmes

Nous avons la nature de bouddha

Il y a cinq inhibiteurs de la nature de bouddha:

  • Timidité, se critiquer soi-même
  • Arrogance, critiques les autres
  • Eternalisme, penser que le faux est vrai
  • Nihilisme, croire que le vrai est faux
  • Egocentrisme, s'attacher à l'idée de soi et lier toute expérience à cette idée.

Personnalisation

Il y a trois sujets: attention, découper, empathie.

La pratique avec chaque sujet a quatre étapes: regarder, essayer quelque chose d'autre, prendre du recul, faire une pause autant si l'expérience est positive comme si elle est négative.

Joyeuse sagesse

L'ignorance et la sagesse dépendent de notre choix.

Nous pouvons choisir entre l'inconfort d'être conscient des émotions or nous laisser gouverner par elles.

Chaque méthode que nous utilisons, chaque technique bouddhiste, finalement génère de la compassion.

Il y a quatre maitres: la lignée, les livres, soi-même, tout chose.

Question

Comment je vais intégrer la méditation dans la vie de tous les jours?

Méditation

Méditer avec tout


Bonheur de la sagesse - 12. Joyeuse sagesse

En faisant face aux émotions perturbatrices et aux problèmes de la vie, on découvre un sentiment de bien-être qui s'étend aussi bien au-dehors qu'au-dedans.

Nous sommes confinés dans une vision limitée de nous-même et du monde qui nous entoure par le conditionnement culturel, l'éducation familiale, l'expérience personnelle et notre prédisposition biologique fondamentale à faire des distinctions et à évaluer notre expérience présente, nos espoirs et nos peurs pour le futur, par la mesure de nos souvenirs.

La pratique, prendre conscience de notre nature de bouddha, nous fait voire inévitablement des changements, les problèmes perdent force sur nous, notre sagesse augmente et nous sommes plus détendus et ouverts.  Les obstacles deviennent des occasions de grandir et notre sentiment illusoire de vulnérabilité et limitation disparait progressivement.

En reconnaissant notre nature, nous commençons à la percevoir dans les autres, il n'est pas une qualité spécial de quelques privilégiés. Même si les autres ne savent pas le voir, nous savons que chacun cherche le bonheur, et que ne pas avoir reconnu leur véritable nature les rend dépassées par leur sensations de peur et vulnérabilité.

Au départ, nous aspirons simplement à devenir meilleurs, la motivation est le seul facteur essentiel pour savoir si nous sommes conditionnés par la peur ou par la paix.  La sagesse et la compassion se développent au même rythme et se nourrissent entre elles.

A chaque instant, nous pouvons choisir de suivre nos émotions qui nous limitent ou nous rappeler que notre nature est pure et inconditionnée.  Même l'ignorance, la vulnérabilité, la peur, la colère et le désir sont expressions du potentiel infini de notre nature de buddha. L'ignorance et la sagesse dépendent de notre choix.  Le samsara et le nirvana ne sont que des points de vue.  Pas de magie dans le nirvana, pas de mal dans le samsara.  Comme nous avons choisi le point de vue nous pouvons le changer.

Pour changer il faut sortir de la zone confortable et familière et entrer dans une terre inconnue qui peut paraitre effrayante.  L'incertitude qui accompagne reconnaitre notre nature peut se comparer à terminer une relation toxique.  La différence est que cette relation est avec soi-même.  La confiance en nous-même et la joie de vivre s'installent.  On reconnait dans les autres le même potentiel que en nous.

La joyeuse sagesse revient à choisir entre l'inconfort d'être conscient de nos émotions or nous laisser gouverner par elles.  Il ne sera toujours agréable, même il est sur que parfois sera très désagréable.  

Comme dans tous les commencements, les premiers jours, on se sent très bien, au but d'une semaine, la pratique devient une épreuve: nous n'avons pas le temps, nous sommes mal assis, nous n'arrivons pas à nous concentrer, ou nous sommes fatigués.  Nous sentons nous cogner à un mur.  Le bouddhisme prend une voie du milieu: si on ne peut concentrer plus il faut arrêter; si on sent qu'on peut encore continuer une minute ou deux, il faut y aller.  Parfois, derrière une résistance nous découvrons une pensée ou sentiment que nous ne voulions pas reconnaitre.  Parfois, nous découvrons que nous sommes capables de rester plus longtemps que nous le croyons.

Chaque méthode que nous utilisons, chaque technique bouddhiste, finalement génère de la compassion.  En regardant l'esprit on ne peut que reconnaitre que nous sommes pareil aux autres, que notre envie d'être heureux est aussi dans les autres, que notre peur, colère et aversion sont similaires à elles des autres.

Annexe

Il y a quatre maitres: la lignée, les livres, soi-même, tout chose

Question

Il y a trois éléments pour continuer à évoluer dans la pratique de méditation: une pratique régulière individuelle, une pratique régulière en groupe, l'étude de nouveaux textes.  Il est possible d'utiliser un seul des éléments ou plusieurs en même temps ou consécutivement.

Quelle est mon prochain pas pour avancer dans mon chemin?

Méditation

Gratitude et dédicace

Saturday, 27 November 2021

Bonheur de la sagesse - 11. Personnalisation

Il y a 84000 émotions, par conséquent il serait impossible apprendre une méthode spécifique pour chaque une.  Heureusement elles peuvent être résumées:

  • Trois méthodes: conscience (attention), vision profonde, et empathie
  • Chaque méthode a quatre étapes: la pratique principale, essayer autre chose, prendre du recul, faire une pause

Le but de l'attention (conscience)

Dans le cas de la pratique de l'attention, c'est important de se rappeler que le but est d'établir et stabiliser une conscience que nous permettra de voir les pensées, les émotions et même la douleur physique sans vaciller.

Étape 1: la pratique principale

a) conscience ordinaire, remarquer les pensées ou émotions sans avoir un but précis, simplement prendre note de notre expérience; 

b) conscience méditative, prendre les pensées ou les émotions comme objets pour stabiliser notre conscience, nous pouvons observer leurs parties et comme ils changent; 

c) analyser les conséquences de la méditation: i) l'expérience se dissipe, alors nous passons à la conscience ouverte; ii) l'expérience s'intensifie, s'il est possible nous restons avec l'émotion, en la laissant s'exprimer consciemment si nécessaire; iii) l'expérience continue égale, nous utilisons les pensées ou les émotions comme support.

Étape 2: essayer une autre chose, travailler sur les grosses émotions directement peut-être intimidant.  Histoire de la femme qui souffrait de la solitude.

a) Dans ce cas, il est mieux de changer d'approche, si nécessaire revenir au niveau élémentaire: shamata sur le souffle ou le son.  Nous pouvons aussi utiliser des émotions 'mineures', comme la tristesse de casser un objet par accident, ou l'irritation de voir quelqu'un ne pas respecter la file au supermarché. Cela nous donnera assurance quand nous nous attaquons aux émotions que maintenant nous intimident.

b) Une autre façon est se concentrer sur les sensations physiques générées par l'émotion.  Histoire de la femme avec une dépression.  C'est encore une autre manière de cultiver notre attention.

Ce genre d'affrontements ne sont pas des batailles mais des occasions de découvrir le pouvoir de l'esprit qui, comme il peut créer des jugements, peut aussi les défaire à l'aide du pouvoir de la conscience et de l'attention.  

Étape 3: prendre du recul. Parfois une émotion est si forte ou si persistante qu'il semble impossible de regarder. C'est alors que nous pouvons regarder ce qui se cache derrière de l'émotion, ce qui lui donne du support ou lui sert d'"amplificateur".  Histoire de Rinpoché avec la peur du panique.  Quand nous travaillons sur les sentiments qui se cachent derrière les sentiments, nous abordons plus directement les inhibiteurs de la nature de bouddha.

Étape 4: faire une pause. Il faut savoir s'arrêter pour ne pas se laisser porter par l'expérience.  Il y a deux extrêmes: 

a) Quand la pratique commence à se dégrader, sans pouvoir se concentrer, étant dégouté par l'exercice, ou il n'est plus clair comment faire l'exercice.  Même en prenant de recul, nous ne restons plus engagés. Histoire de la femme qui ne se concentrait plus.  Comme un réservoir vide, même si nous savons qu'il est important pratiquer, nous n'arrivons pas à le faire, car nous n'avons cumulé l'énergie nécessaire pour le faire. 

b) Quand la pratique est absolument fantastique, l'esprit est clair, et tout semble frais et précis.  Les pensées cessent, l'esprit est calme.  Pourquoi faut-il s'arrêter? Car sinon, finalement nous terminerions déçus, car la nature de ces expériences est impermanente, et à sa fin, nous croirions que nous avons fait quelque chose de mal, ou que les pratiques ne marchent pas.  De plus, s'arrêter, nous encourage à recommencer après la pause pour stabiliser notre conscience.

Question

Quelle émotion domine votre expérience le plus souvent?  Qu'est-ce que fait cette émotion si puissante en vous?

Méditation

Pratique sur notre émotion dominante avec l'attention.

Décomposition (vision profonde)

Histoire de la femme qui souhaitait une relation durable. Tous les phénomènes sont interdépendants, impermanents et composés.  Il n'y a rien de solide, singulier ou immuable.  Quand nous regardons les émotions, même les plus intenses, toutes sont comme des bulles, elles finissent toujours pour éclater en révélant l'espace infini ou il n'y a pas de conflits ni collisions.  Nous pouvons réaliser leur nature vide.

Étape 1: la pratique principale 

a) Regarder l'émotion avec la conscience ordinaire, savoir que la pensée ou émotion est là. 

b) Reconnaitre l'essence de l'émotion.  i) Regarder l'impermanence de l'émotion, elle semble permanente (3ème inhibiteur) mais en réalité elle n'est pas stable ni promis à durer: les sensations physiques, les pensées changent très vite. ii) Regardez les composants de l'émotion (singularité): les pensées, les sensations physiques, les mots, et l'image de l'objet de l'émotion.  Si nous prenons chaque élément séparément, nous ne retrouvons plus l'émotion.  iii) Qui me fait ressentir l'émotion? C'est la personne, les paroles qu'elle a prononcées? Sinon, sont les lèvres, le cerveau de la personne?  Les émotions et leurs objets se produisent en interdépendance.  Histoire de l'homme battu par le bâton.

Le but de la pratique de la vision supérieure est décomposer l'illusion de permanence, indépendance et singularité, jusqu'à conclure que aucun facteur de l'émotions est permanent, indépendant ou singulier. L'essence même de l'motion est la clarté et liberté illimitées. Comme l'analogie de monter sur la colline, et s'enlever le chapeau pour se reposer et gouter les sensations d'être arrivé au sommet, libre de tout fardeau.  Le seul cavea est que la sensation de liberté peut durer seulement quelques instants.

c) Analyser les conséquences de la méditation: i) l'émotion se dissolve [et revient] et nous répétons encore et encore; ii) l'émotion devient plus forte: nous n'essayons pas de nous débarrasser de l'émotion; iii) l'émotion reste pareil: nous regardons l'émotion et la vacuité ensemble, comme l'image dans le miroir, nous la reconnaissons, en sachant qu'elle n'a pas une existence réelle.

Étape 2: essayer une autre chose, nous cherchons une émotion plus facile (la douleur physique, la jalousie, le désir, la peur…).  Nous pouvons aussi décomposer l'émotion en éléments plus petits et pratiquer avec eux. Il est possible analyser pour faire la décomposition: qui a l'émotion? Mon pied? ma main? D'où vient cette émotion? Quelle partie du corps de l'autre crée cette émotion en moi? Il y a une valeur ajoutée, car nous augmentons notre pratique avec des conditions plus simples, jusqu'à cumuler assez d'expérience pour s'attaquer au plus difficile.

Étape 3: prendre du recul.  Certains peut trouver cette pratique trop sèche ou analytique, d'autres peuvent avoir peur de regarder dessous les émotions.  Une des plus fortes causes de résistance est la peur du changement et de perdre son identité.  Par exemple, nous pouvons nous attacher à l'émotion comme si elle était nous, c'est le cinquième inhibiteur de la nature de bouddha.  Histoire du musicien. Beaucoup de personnes comprennent mal la notion de vacuité.  Histoire de l'expérience de Rinpoché dans le bus.  Regarder l'émotion et changer le point de vue peut nous aider, mais surtout c'est lâcher prise des idées préconçues, accepter le changement, et traverser le "point aveugle" pour découvrir ses ressources intérieures. 

Étape 4: faire une pause, quand nous soyons fatigués, frustrés, ou en ayant assez.  Comme dans l'entrainement sportif nous commençons par peu, et progressive notre endurance augmente.  Il le faut aussi quand la pratique se passe "bien".

Question

Est-ce vous avez découvert quelque chose de vous-même en regardant vos émotions?

Est-ce que vous savez établir une relation avec la phrase "J'ai besoin de ma colère pour agir"?

Méditation

Vacuité des émotions

Étendre l'empathie

Histoire de la dame avec une jambe cassée.

Étape 1: la pratique principale

Observez que l'empathie a une gout différent (que les approches précédentes).  C'est un processus de transformation.

a) Portez l'attention sur ce que vous ressentez; 

b) Reconnaissez que les autres souffrent dû à leurs émotions, "je ne suis le seul qui souffre"; l'exemple des aiguilles dans les joues (ma souffrance, celle des autres), la douleur est pareil. 

c) Tonglen.  i) regarder sa propre souffrance; ii) reconnaitre que les autres souffrent aussi; iii) absorber (par l'imagination) la souffrance des autres; iv) envoyer (par l'imagination) toutes les qualités aux autres. Les bienfaits sont: i) se rendre compte que nous ne sommes pas seuls et dissoudre le jugement vers soi-même; ii) se rendre compte que les autres souffrent, dissolve le jugement contre eux.  D'un côté, nous nous rendons compte que les comportements des autres que nous n'aimons pas sortent de leur souffrance.  De l'autre, nous laissons émerger nos qualités positives et des capacités plus larges qu'on l'imaginait.

De plus, nous donnons un sens à sa souffrance, car nos émotions deviennent les émotions de tous les êtres, et nous nous engageons à les libérer des émotions perturbatrices.

d) A différence des méthodes de la vision profonde, nous laissons émerger l'émotion que s'intègre de bienveillance et compassion émerger.  L'émotion comme objet de concentration, nous amène au service des autres.

Étape 2: essayer une autre chose.  Essayer l'empathie peut nous bloquer.  Nous pouvons essayer avec une autre émotion (frustration, irritation) ou avec un seul aspect de l'émotion (dans la manque d'amour propre, la réaction à un commentaire que génère un jugement négatif vers soi-même).  Nous pouvons essayer la bienveillance et compassion ordinaire par exemple avec un familier (qui a peut-être la même émotion que nous).  Nous pouvons aussi nous rappeler d'une émotion passée.

Étape 3: prendre du recul.  Histoire de la dame avec mauvaise humeur.  Certaines personnes résistent à étendre l'empathie parce que se trompent avec la méthode et elles pensent qu'il faut supprimer l'émotion.

a) L'espoir que l'émotion parte, et la peur que l'état émotionnelle reste; 

b) Certaines émotions (comme la solitude, la manque d'amour propre) peuvent paraitre trop intenses pour les gérer, c'est alors que nous prenons du recul.  Nous pouvons aussi travailler les déclencheurs, les accélérateurs ou les souvenirs d'enfance.

Étape 4: faire une pause.  Si nous arrivons à penser "je me mettrai à jamais au service des autres", c'est le moment d'arrêter. Histoire de l'élève de Patrul Rinpoché.  Bien que nous atteignons un peu de compréhension intellectuelle sur l'empathie, nous devons continuer à cultiver notre pratique.

Pour conclure

Histoire du surfeur et les émotions comme les tsunamis. C'est important de changer de méthodes.  "Comme mes propres maitres me l'ont jadis montré, il est absolument nécessaire de changer d'objet de concentration de temps à autre -- aussi bien en ce qui concerne la méthode que l'objet proprement dit - pour laisser à la pratique toute sa fraicheur.  Si vous vous fixez trop longtemps sur une méthode et un objet, il est fort possible que vous vous en lassiez, que tout cela devient flou et vous épuise."

Histoire de l'homme et la méthode de la respiration.

"Telle est la base véritable de la pratique bouddhiste: comprendre le pouvoir que l'esprit a de créer sa propre perception de la réalité dans laquelle nous fonctionnons."

Question

Pensez sur l'analogie du surfeur.  Le surfeur portait sa passion pour surfer à la méditation sur les émotions.  Quelle passion, habilité avez-vous de laquelle vous n'en avez jamais trop?  C'est le type d'énergie que nous devons utiliser dans notre méditation.

Comment pouvez-vous connecter votre passion avec la méditation?

Méditation

Tonglen

Saturday, 13 November 2021

Bonheur de la sagesse - 10. La vie sur la voie

Pour couper court aux problèmes il faut des problèmes.

Historie des ermites solitaires qui cherchent des problèmes dans les villages.

Nous ne manquons des problèmes que d'habitude nous essayons de a) les nier ou les éliminer, comme des ennemis; b) nous soumettre, comme des patrons; c) il y a une troisième possibilité, utiliser les expériences pour nous ouvrir au pouvoir de notre sagesse et notre bienveillance.  C'est "emporter la vie sur la voie", la vie telle quelle, ici, maintenant.

Chaque expérience devient une opportunité de tourner le regard vers l'intérieur et se familiariser avec la source.

L'or caché

Histoire de la pépite d'or couverte de boue.

Notre nature de bouddha est caché par la boue de l'ignorance, le désir et l'aversion et comme l'or, ne se dégrade pas de ce fait, même si elle est enterré dans la boue pendant des siècles.

Retirer ces couches de boue est toutefois un processus lent et graduel, et souvent nous avons mal à croire que notre nature est libre, claire et capable.

Les inhibiteurs de la nature de bouddha

Tout change et nous avons soif de certitude, stabilité et satisfaction et les posions de l'ignorance, attachement et aversion seraient notre réaction élémentaire à cette soif.

Nous avons développé une vision dualiste moi/l'autre, bon/mauvais, etc. conditionnés par notre biologie, société, culture, famille.  Couche après couche la boue s'accumule.

La tradition bouddhiste classifie cinq manières d'organiser l'expérience qui sapent notre reconnaissance de notre nature essentielle (les cinq inhibiteurs de la nature de bouddha).

  1. Pusillanimité ou timidité: c'est la tendance à se juger ou se critiquer soi-même.  Histoire de la femme qui se haie.  Cela génère des sentiments de culpabilité, honte et colère contre soi-même.  L'absence d'amour propre: doute de ne pas réussir et l'habitude de se mépriser. L'anxiété de performance: rien est assez bien fait.  La paralyse face aux souffrances des autres.  RCLa dépression.  Les dépendances.  Les réactions émotionnelles face aux maladies, la vielleuse et la mort.
  2. La propension à juger les autres, le mépris pour les inférieurs.  Les autres sont moins importants, compétents ou méritants que soi-même.  La responsabilité de nos défis est pour les autres: ils traversent notre chemin, ils sont mauvais, têtus, ignorants,...
  3. Voir le vrai dans le faux (eternalisme): c'est croire que les choses existent vraiment, de façon permanente ou intrinsèque plutôt qu'une combinaison temporaire des causes et conditions, nous sommes "coincés".
  4. Voir le faux dans le vrai (nihilisme): croire que la nature de bouddha est une invention, que dans la boue il n'y a rien d'autre que de la boue.
  5. Le mythe de moi: c'est vouloir un cadre stable du moi et de ses possessions. On s'attache à ses opinions comme on le fait au siège aux montagnes russes.

Le travail sur les liaisons

Les inhibiteurs agissent ensemble.  Histoire du couple malheureux dans le quartier chic.

Il faut travailler/regarder notre façon de voir.  Nous pouvons trouver des revirements et défis, mais si nous les utilisons pour voir leur effet obscurcissant sur notre vrai nature, la boue sera le terrain fertile pour les graines de sagesse, bienveillance et compassion.

Méditation

Les cinq inhibiteurs

Question

Qu'est-ce passé pendant a méditation? 

Saturday, 30 October 2021

Bonheur de la sagesse - Résumé part II - Experiénce

Outils de transformation

  • Nous avons besoin de deux ailes: la sagesse et le moyens de transformation
  • Il y a trois étapes de la pratique: l'écoute, la réflexion, et la méditation
  • Nous avons trois approches possibles sur l'expérience.  Deux que nous avons toujours utilisé: rejeter, repousser et se soumettre, succomber.  Mais il y a une troisième approche proposé par le Bouddha: observer l'expérience telle qu'elle est.
  • Pour pratiquer nous avons besoin d'apprivoiser le cheval (le corps) et le cavalier (l'esprit).  La calme de l'un aide à la calme de l'autre et vice-versa.
  • Pour dompter le cheval on peut utiliser 7 points: jambes, mans, dos, épaules, cou, bouche et yeux.  Ou plus simplement, en deux points: dos droit et souple, détendre le corps.
  • Pour dompter le cavalier il faut trouver l'équilibre entre alerte et relaxation.
  • Les débutants avons mal a rester longtemps, et c'est mieux multiplier des moments de méditation assez courts pour maintenir notre pratique fraiche.

Attention

  • L'esprit est comme un oiseau qui vole entre les branches d'un arbre
  • La calme mentale (shamata/shiné) consiste a lâcher prise des jugements et opinions, et regarder directement l'expérience.
  • La conscience (attention) est une expression de notre nature de Bouddha.
  • Premier pas: attention sans objet.  L'attention simplement est.
  • Deuxième pas: attention sur la forme.  C'est comme poser l'oiseau avec la stabilité de l'attention.
  • Troisième pas: attention sur le son.  Nous arrêtons d'essayer de donner du sens au son.

Vision profonde

  • Qui expérimente l'émotion? (émergence) D'où vient l'émotion? (demeure) Où est-ce que l'émotion demeure? (dissolution) Où va-t-elle l'émotion?
  • Méditation analytique de la vision supérieure (vipashyana/lhaktong): c'est découper l'expérience en petits morceaux pour expérimenter la vacuité.
  • Ne pas trouver rien nous donne une sensation d'espace que nous ne savons décrire, comme donner une sucrerie à un muet.
  • Pour trouver le "moi" vide nous devons investiguer.  C'est "moi" quelque part dans le corps? C'est "moi" une de nos pensées ou émotions? Qu'est-ce "moi"? Où est ce "moi"?
  • Après enquêter sur le "moi" vide, on cherche l'"autre" vide.  Avec la confiance généré par le "moi" vide nous regardons la vacuité des objets.  Nous découvrons que sont reflets de l'union de la vacuité et de la carté de l'esprit.  L'objet et l'observateur se manifestent simultanément come l'image dans le miroir.

Empathie

  • Nous développons l'empathie en regardant nos similitudes avec les autres.  Avec la pratique de bienveillance et compassion nous acceptons mieux que comme les autres êtres nous souhaitons atteindre le bonheur et nous libérer de la souffrance.
  • Premier, pratiquer la bienveillance et la compassion ordinaire pour nous-même
  • Deuxième, pratiquer la bienveillance et la compassion ordinaire pour nos proches 
  • Troisième, pratiquer la bienveillance et la compassion ordinaire pour les personnes que nous  n'aimons pas
  • Quatrième, pratiquer la bienveillance et la compassion immesurable.  Tonglen.
  • Cinquième, pratiquer la bodhicitta, l'esprit de l'éveil.
    • Bodhicitta absolue: réaliser la nature de la réalité
    • Bodhicitta relative: chemin de développement graduel
      • Bodhicitta d'aspiration: désir de conduire tous les êtres à l'éveil
      • Bodhicitta d'application: cultiver les vertus (paramitas)

Méditation

  • Tonglen

Question

  • Que c'est-il passé pendant la méditation



Sunday, 10 October 2021

Bonheur de la sagesse - 9. Empathie

Nous avons une tendance à nous identifier avec les rôles que nous jouons dans la vie (mère, patron, fils, étudiant, retraité). Nous nous relions à nous-même, aux autres, aux choses et aux situations avec un sentiment de solidité et de séparation qui cache le lien que nous unit: nous emphatisons nos différences avec les autres.

Historie de la mère, son fils mort et le Bouddha.

Reconnaître qu'on n'est pas seul à traverser une difficulté peut nous aider à ouvrir notre cœur.  Le changement, la perte, et la peine sont communes à tous.  Avec la pratique la bienveillance et la compassion nous pouvons accepter mieux ce fait.

Plusieurs entre nous croyons que les autres sont pourvus avec les secrets du bonheur dès la naissance, et que nous sommes les malheureux que n'avons pas eu ce cadeau.  La pratique de bienveillance et compassion a permit Mingyur Rinpoche commencer à se sentir utile, il a découvert que se soucier d'aider les autres était essentiel à sa propre paix.

  • Bienveillance: désire que tous atteignent le bonheur
  • Compassion: désire que tous se libèrent de la souffrance

Le bonheur peut s'interpréter dans de manière généralisée come florissant: avoir un abri, de la nourriture, réjouir de l'amitié, avoir éducation,...

C'est un processus pas à pas. En premier nous devons reconnaître notre souffrance et notre désir de nous libérer d'elle.  En deuxième, nous élargissons se sentiment vers les autres.

Bienveillance and compassion ordinaire: nous-même

Nous devons apprécier nos qualités et regarder a l'expérience directement.

  • D'abord nous balayons le corps, invitant la détente 
  • Apprécions avoir un corps et un esprit que peut l'expérimenter
  • Restons en appréciation
  • Souhaitons être toujours capables de réjouir le sens basque de vivacité
    • Puis-je avoir le bonheur et les causes du bonheur
    • Puis-je me voir libre de la souffrance et des causes de la souffrance
  •   Nous terminons avec quelques instants de conscience ouverte

Bienveillance et compassion ordinaire: se concentrer sur les personnes proches à nous

Nous devons reconnaitre que les expériences de joie et de peine des autres sont similaires aux nôtres.  Ils veulent aussi s'épanouir.  Nous commençons pour penser à notre mère (c'est la tradition bouddhiste), mais nous pouvons choisir toute autre personne (aussi une mascotte) pour laquelle nous avons une affection naturelle.

  • Demeurons en conscience ouverte
  • Visualisons la personne que nous vient à l'esprit et pour laquelle nous sentons tendresse
  • Nous alternons entre l'expérience de chaleur et la conscience ouverte
  • Imaginons que cette personne traverse une difficulté (p.ex. souffre une douleur)
  • Nous demeurons avec la sensation de tendresse et de connexion, et l'envie de soulager la souffrance
  • Nous terminons avec quelques instants de conscience ouverte

Bienveillance et compassion ordinaire: se concentrer sur les personnes que nous n'aimons pas

Pour développer de la bienveillance et la compassion pour ceux que nous trouvons difficiles (les araignes, les personnes méchantes) nous nous approcherons à elles pas la raison. Nous pouvons nous rapporter à la souffrance de cette personne que conditionne son comportement.

Méditation

Bienveillance pour soi, les autres, et nos ennemis.

Question

Qu'est-ce passé pendant la méditation?

Bienveillance et compassion inconditionnelle

Elargir la bienveillance et la compassion sur ceux que nous ne connaissons pas est rusé, et en plus il y a tellement de douleur et de souffrance dans le monde entier, que nous pouvons nous sentir sans espoir.  Cette pratique augmente notre confiance, et nous permet de nous rapporter sans peur et sans désespoir

Toglen (donner et recevoir)

De la même manière que je veux le bonheur, tous les êtres veulent le bonheur.  Comme je veux me voir libre de la souffrance, tous les êtres veulent échapper à la souffrance.  Nous nous concentrons sur notre souffle pour envoyer en forme de claire lumière tout le bonheur et bénéfices que nous avons eu dans le passé.  Quand cette lumière atteignes les autres se dissolve en eux, et remplit leurs besoins et enlève leur souffrance.  Quand nous inspirons, tous leurs souffrances entrent dans la forme d'une fumée obscure et huileuse que se dissout dans notre cœur.  Tous les êtres se libèrent ainsi de la souffrance, et se remplssent de l'extase et du bonheur.

Bodhicitta

C'est l'esprit de l'éveil

Bodhicitta absolue: c'est l'esprit devenu complètement pur après traverser tous les niveaux d'accomplissement et voit la nature de la réalité

Bodhicitta relative: la bodhicitta absolue est difficile d'atteindre et nous avons besoin d'un chemin graduel pour cultiver le désir de réaliser l'éveil complet de sa vrai nature de Bouddha.

Aspiration de la bodhicitta: c'est le sentiment sincère de soulever les êtres au niveau de reconnaissance de sa vraie nature

Application de la bodhicitta: c'est le chemin d'atteindre le but d'éveiller les autres.  Il consiste a cultiver les vertus (paramitas)

Il n'y a pas d'inspiration plus grande et de plus grand courage que l'intention de conduire tous les êtres à la liberté parfaite et bien-être complet de reconnaitre sa vrai nature.  Que nous réussissons à atteindre le but ou pas c'est sans importance.  L'intention seule a tellement de pouvoir que a fur et mesure que nous y travaillons, notre esprit devient plus fort, nos habitudes mentaux et émotionnelles diminuent, en nous devenons plus habiles pour aider les autres.  En faisant ça, nous générons les causes et conditions pour notre propre bonheur. 

Meditation

Tonglen

Question

Qu'est-ce passé pendant la méditation?


    Friday, 1 October 2021

    Bonheur de la sagesse - 8. La vision superieure

    Histoire du moine pratiquant dans le charnier.

    Nous avons plein de peurs, inutile de se rendre au cimentière comme le moine.  Mais nous devons répondre à qui est terrorisé, incertain, ou expérience l'émotion (désir, jalousie, confusion, etc.) ? D'où viennent mes identités (mère, enfant, employé, patron, etc.) ?   Où se trouvent elles exactement quand nous en faisons l'expérience?  Où vont-elles quand elles passent?

    Du concept à l'expérience

    La méditation analytique est la compréhension intellectuelle que nous atteignons lors de diviser les choses, les expériences en parties de plus en plus petites, et en reconnaissant l'impermanence et l'interdépendance.

    Certaines personnes lors d'entendre à propos de la vacuité reconnaissent immédiatement la vraie nature des nos concepts que nous aimons autant, et ils se dissolvent instantanément.

    Le procès graduel de compréhension est connu com vipashyana (skt.) ou lhaktong (tib.) que peut se traduire come aperçu ou introspection, bien que littéralement veut dire "vision supérieure" ou "voir au-delà".  Au-delà de tous nos concepts: moi, à moi, eux, à eux… et toutes nos solides notions sur la réalité.  C'est plus qu'un exercice intellectuel.  C'est une pratique viscéral, similaire à marcher dans l'obscurité à la recherche de la porte de sortie.

    Malgré notre identification avec les expériences est conditionnée, la conscience même, notre vraie nature, est infiniment flexible.  Découper 'expérience en petits morceaux permet d'assouplir le sens de solidité et quand nous regardons celui qui regarde, ne trouver rien nous donne une sensation d'espace difficile à décrire (comme donner une sucrerie à une personne muette).

    Parfois après nous réveiller nous demeurons quelques instants sans attachement à aucun concept.  De manière presque inconsciente nous nous engageons dans le procès de faire distinctions

    • S'accrocher aux distinctions comme si elles étaient absolues est le samsara (skt.) ou khorwa (tib.)
    • Se relâcher de cette espèce de recyclage de ces vieux schémas mentaux et émotionnels est le nirvana (skt.) ou nyangdé (tib.)
    Nirvana est la réalisation directe de notre nature intrinsèquement libre (de concepts, d'attachements, d'aversion). Pourtant, pour atteindre le nirvana il ne faut pas renier, s'évader, se débarrasser du samsara, car il n'est ni un ennemi, ni un patron, pas non plus un lieu.  C'est plutôt un point de vue auquel nous nous y attachons pour nous définir nous-même, les autres, et le monde qui nous entoure. 

    Samsara est néanmoins familier, et vipashyana défie la familiarité, ce qui peut nous faire sentir inconfortables.  C'est comme un rouleau de papier, roulé très longtemps, et essayer de le rendre plat.  Le samsara est une expression du nirvana, car cette vision attachée à certains points de vue est seulement possible du fait de la union de la clarté et de la vacuité (qu'est elle-même libre de points de vue).

    Pour atteindre cette expérience il faut aller par des petit pas.

    Le "moi" vide

    Notre corps, opinions, relations avec les autres changent sans arrêt,.  Néanmoins, nous agissons comme si nous avions un moi à protéger de la souffrance et à lui fournir le confort.  Ceci implique que le plaisir et la douleur, le confort et l'inconfort sont en quelque sorte étrangers au moi.

    Or, nous arrivons a former une image très claire de ce moi.  Où est-il? A-t-il une forme ou couleur précis, où une autre qualité physique que nous pouvons signaler? Y a-t-il un moi permanent ou indépendant de ce qu'on vit?

    Nous devons investiguer qu'est-ce cette chose que j'appelle "moi".  Transcender l'expérience de moi n'implique pas spéculer sur sa vraie existence.  Nous examinons notre relation avec un moi que nous considérons une référence valide pour notre expérience et auquel nous attribuons une existence indépendante des circonstances.

    Nous détendons le corps sur un support stable et regardons ce moi: est-il dans le corps?  où se trouve-t-il dans le corps?  C'est un de mes pensées ou émotions?  Qu'est-ce moi? Où est moi? Nous nous interrogeons pour une période brève.

    Cet exercice devrait nous permettre de découvrir un sentiment de liberté par rapport à l'idée d'un moi permanent, singulier et indépendant. 

    La vacuité n'est pas une position qu'on prend au sujet de la réalité absolue, ni un état de conscience résultat d'un analyse philosophique.  C'est une expérience qu'on goute directement et change notre perspective de la réalité.

    L'"autre" vide

    La compréhension de la vacuité ne veut pas dire nier la réalité, car le faire nous conduirait à la folie.

    Il y a un troisième niveau d'expérience, la réalité relative fausse, générée par les idées, sentiments et perceptions que nous avons de nous-même et des autres, et c'est la cause principal de la souffrance crée par soi-même.

    Après gagner un peu de confiance sur le moi vide, nous pouvons investiguer la vacuité des objets que nous regardons.

    Comme dans un rêve, nos expériences de la réalité relative son vivaces, mais en définitive reflets de l'union de la vacuité et la clarté.

    Détendons le corps et restons attentifs.  Pendant un moment reposons avec l'attention sans objet. Maintenant posons légèrement l'attention sur un objet.  Est-ce que ce son ou forme a eu réellement lieu?  Si c'est le cas, s'est passé dans le cerveau ou ailleurs?  L'objet et l'observateur sont simultanés, comme lors qu'on se regarde dans une glace. Sans miroir, il n'y aurait rien à voir.

    Dans la pratique de la vision supérieure nous tournons l'attention vers l'intérieur pour regarder l'esprit qui perçoit au lieu de regarder l'objet perçu.  Cela exige un peu de pratique, et la reconnaissance de l'esprit qui apparaît en même temps que l'expérience peu ne durer que un ou deux secondes au début.

    Histoire du méditant et la sourie.

    Quand nous tournons notre esprit pour regarder l'esprit, nous pouvons commencer à le voir, et nous ouvrons à la possibilité que l'esprit ait la capacité de tout refléter.  Ne plus coincés a voir une seule chose, nous devenons capables de voir un grand nombre de possibilités.

    Méditation

    Vacuité/absence de moi a travers des sons, sensations physiques et pensées

    Guided Meditation on Anatta (No-Self) with Joseph Goldstein

    Question

    Qu'est-ce que c'est passé pendant la méditation?

    Saturday, 25 September 2021

    Bonheur de la sagesse - 7. Attention

    L'esprit est comme un oiseau, qui vole de branche en branche d'un arbre.  L'oiseau n'arrête jamais, attiré par chaque événement, et il termine épuisé.  La première pratique enseigné aux débutants et pour permettre l'oiseau de se poser.  Cette pratique est appelée en tibétain shiné (skt. shamata), que signifie demeurer en repos.

    Nous réagissons à toute expérience avec un jugement: ça me plait, ça ne me plait pas, je n'en sais rien.  Ce jugement nous pousse à changer, ce que fait que nous recommençons.  Shamata nous invite à nous arrêter sur la branche où nous sommes et regarder, ce qui nous permet de distinguer ce que nous voyons de ce que nous jugeons.

    La simple conscience d'apprécier toutes les expériences telles qu'elles sont est une expression de la clarté de notre nature de Bouddha.  Nous pouvons donc, reconnaitre, les choses que nous voyons, écoutons, etc., et en même temps nos pensées, jugements, émotions.  Notre clarté est illimité, nous pouvons reconnaître à la fois toutes les choses sans les confondre.  Shamata nous aide à reconnaître la clarté même avec toute une panoplie de méthodes.

    Premier pas: l'attention sans objet

    Nous ne nous fixons pas sur rien, nous observons simplement le vaste rang d'expériences que viennent et partent.  Nous restons comme après avoir accompli une tâche longue et fatigante.  Mais nous ne laissons l'esprit vagabonder.  Shamata sans objet est reposer l'esprit dans sa clarté naturelle, que est toujours présente pour nous, comme l'espace est toujours présent.  La conscience "est", tout simplement.  Shamata sans objet est aussi appelée conscience ou méditation ouverte.

    Deuxième pas: l'attention a la forme

    La conscience mental est la capacité d'organiser l'information reçue a travers des sens et créer un concept mental.  C'est comme un oiseau frétillant, mais nous pouvons le poser pendant un moment fixant l'attention sur un des sens.  Le terme technique de poser l'attention sur le sens de la vue est la méditation sur la forme.  Nous posons l'attention simplement sur la forme ou la couleur et nous alternons ceci avec la conscience ouverte.  Si nécessaire nous pouvons cligner les yeux.

    Quand nous posons l'attention sur an objet nous le voyons comme une entité séparée, mais quand nous lâchons prise nous pouvons petit a petit, nous rendre compte que nous percevons est une image projeté par l'esprit, et que finalement il y a pas de distinction entre ce qu'il est vu et l'esprit qui le voit.

    Troisième pas: l'attention sur le son

    C'est similaire à la méditation sur la forme.  Nous pouvons fixer l'attention sur n'importe quel son, proche ou lointaine, sans besoin de les identifier. Simplement, nous cultivons la conscience nue de tout son que nous écoutons, alternant entre fixer et la conscience ouverte.  Une avantage de cette méditation est qu'elle peut nous aider à nous détacher de la manie d'essayer de donner un sens à tout ce qu'il se passe.

    L'histoire de l'homme sensible aux sons dans le monastère illustre bien que que les sensations nous dérangent dans la mesure que nous les résistons.

    Question

    Quelles sont mes expectatives quand je m'assois pour méditer?

    Est-ce que vous avez eu une discussion a propos du classement du turquoise comme bleu ou vert ou similaire?  Si c'est le cas, qu'est-ce que générerait le désaccord entre vous et l'autre personne? 

    Méditation

    Lâcher prise des expectatives/Méditation sur la forme?

    Quatrième pas: l'attention au corps

    Nous habitons un corps qui nous donne plein d'opportunités pour découvrir les possibilités de la conscience.  Se concentrer sur la respiration est particulièrement utile quand nous sommes stressées ou distraits.  Cela engendre un état de calme et conscience que nous sereine et nous rends objectifs.  Pour renforcer l'attention nous pouvons compter les inspirations et expirations, jusqu'à sept, onze ou vingt et un pour recommencer le comptage.  La pratique de la respiration peut se faire à tout moment, n'importe où ("anytime, everywhere, even in the city").

    Nous pouvons aussi utiliser toutes les sensations physiques y compris la douleur, sans la considérer comme une menace ou un ennemi, mais comme l'occasion de prendre conscience de la conscience.  Assis dans la posture de méditation, nous reposons en conscience ouverte, et ensuite nous explorons les sensations dans une zone du corps.  Nous pouvons voir les opinions, jugements, interprétations que nous créons autour de la sensation.  Nous alternons l'observation avec la conscience ouverte.

    Les sensations physiques désagréables, dans la mesure où l'on ressent vivement la douleur ou l'inconfort, sont très efficaces pour fixer l'esprit conscient qui connaît la sensation.  Nous ne devons croire que fixer la douleur, soulagera notre mal.  Cela augmenterait notre espoir que la douleur va cesser et notre peur que cela n'arrive pas.  Quand on fixe la douleur, elle peut se déplacer, disparaître ou s'intensifier, même devenir insupportable, dans ce cas il faut changer de méthode, respiration, sons, ou faire quelque chose complètement différente comme se promener.

    Cinquième pas: attention aux pensées

    Les techniques précédentes sont une préparation au travail avec les pensées.  Cette multitude d'idées, jugements, concepts sont plus insaisissables que les sensations, les sons ou les images.  Sans matérialité, on peut toutefois prendre conscience, en faisant cela, se rendre compte de l'esprit ou tout apparait..  Comme disait le père de Mingyur Rinpoché "la pensée est l'activité naturelle de l'esprit, l'expression de son pouvoir de tout produire"

    L'attention aux pensées est les observer simplement sans s'attacher à eux ni se concentrer dessus pour les faire partir.  Ils vont et viennent, "comme des flocons de neige qui tombent sur une pierre chaude".  Mais nous y attribuons souvent une solidité que n'est pas vraie.

    A fur et mesure que nous observons, nous apprécions des espaces entre les pensées, d'abord assez courts, mais avec la pratique les espaces s'élargissent en nous pouvons reposer sur l'attention sans objet.

    L'observation des pensées est comme regarder la télé, nous voyons ce qu'il se passe sans être dedans.  Est beaucoup plus simple que la plupart l'imagine, rester conscient quelque soit l'expérience.  On ne sort de la méditation que si on essaye de contrôler ou changer les pensées.

    Au début il nous est très difficile d'observer les pensées associés à des expériences ou émotions désagréables.  Dans ce cas évitons de regarder l'objet (l'ennemi, l'occasion ratée, etc.) et mieux se concentrer sur les pensées qui surgissent.

    Histoire du médecin et la flèche empoisonnée.

    La méditation se fait en premier reposant l'esprit et puis alternant l'observation des pensées et de la conscience ouverte.  A la fin, nous pouvons constater l'expérience: beaucoup ou peu de pensées, pensées claires ou pas claires, fugaces ou persistants, il y avait des espaces? 

    Sixième pas: attention aux émotions

    Souvent les émotions sont vivaces et durables.  Cela fait qu'elles soient très utiles comme supports de méditation et, en même temps, peut rendre le travail compliqué.  C'est pour cela qu'il faut s'entrainer d'abord avec les autres objets.

    Il y a trois catégories d'émotions: positives, négatives et neutres, que se mirrorent avec notre classement des expériences: me plait, ne me plait pas, je ne sais pas.

    • Les émotions positives (telles que compassion, amitié, loyauté,...) renforcent l'esprit, la confiance et le pouvoir d'aider les autres.
    • Les émotions négatives (telles que la colère, la tristesse, la jalousie, l'envie,...) affaiblissent l'esprit, la confiance, et accroîtrent la peur.
    • Les émotions neutres sont les états d'esprit des expériences que ne nous attirent pas (regarder un crayon, le son d'une goute de pluie au milieu d'un orage, l'odeur des briques d'un mur).
    Lors que nous regardons une émotion positive, nous pouvons nous concentrer à la fois sur le sentiment et l'objet.  L'objet devient un support pour l'émotion et l'émotion un support pour se concentrer sur l'objet.

    Par contre, si nous regardons une émotion négative, se concentrer sur l'objet renforce notre idée que l'objet est responsable de l'émotion: "c'est l'individu ou la situation qui me fait mal".  Cela arrive avec le désir.  Il est préférable de regarder simplement l'émotion, sans nous accrocher ni résister.  Progressivement l'émotion ne semblera aussi solide, durable ou vrai qu'au départ. 

    Quand une l'objet d'une émotion troublante devient trop vivace ou persistant pour l'ignorer, il faut surtout pas que nous essayons de le bloquer.  Or, nous plaçons l'attention sur nos sensations ou pensées de sorte que l'objet devient finalement un support pour notre méditation.

    La pratique de méditation se fait en premier reposant le corps, puis rester en conscience ouverte, et alterner le regard sur une émotion (si plusieurs nous choisissons la plus vivace) et la conscience ouverte. A la fin, nous observons si les émotions ont persisté, changé, étaient claires, se sont cachées, il y avait des espaces, plutôt positives ou négatives.

    Question

    Qu'est-ce que vous expérimenté pendant la méditation d'aujourd'hui?  Les émotions ont persisté, changé, étaient claires, se sont cachées, il y avait des espaces, plutôt positives ou négatives?

    Méditation

    Méditation sur les émotions/Méditation sur la douleur

    Saturday, 11 September 2021

    Bonheur de la sagesse - 6. Des outils de transformation

    Pour voler il faut deux ailes: la sagesse, la compréhension de la nature de la réalité, et la méthode pour transformer la sagesse relative en expérience effective.

    L'histoire d'Ananda, assistant du Bouddha Shakyamuni illustre comment la manque de pratique empêche atteindre le résultat.  Seulement après le décès du Bouddha, mis à l'écart de la communauté, il décida pratiquer et il atteint très vite l'éveil.

    Les trois stades de la pratique

    Écoute: signifie apprendre, connaître le sens intellectuellement, il peut se faire aussi par la lecture.

    Reflexion: est peaufiner ce qu'on a appris, par ñoyen des question et des réponses plutôt spontanées.

    Méditation: c'est l'expérimentation sans jugement des enseignements.  Il faut s'ouvrir à l'observation des pensées, émotions et sensations.

    L'ego a des connotations négatives dans les traditions modernes (par ailleurs, non créés par les premiers travaux de Sigmund Freud).  Il est une identification du continuum de notre expérience avec une entité que nous appelons "moi", un autre concepte que nous utilisons de manière similaire aux concepts de "main" ou "pied".  Par conséquent, bien qu'il soit une illusion, il ne faut essayer de s'en débarrasser de manière artificielle com l'histoire de l'étudiant de Tai Situ Rinpoché.

    Les trois approches aux expériences

    Rejeter: faire le possible pour s'écarter ou ignorer l'expérience

    Se soumettre: aux pensées, émotions et besoins.

    Regarder:  le bouddhisme préconise cette troisième approche.  Le tibétain utilise "gom", se familiariser, pour faire reference à la méditation.  C'est utiliser l'esprit pour regarder l'esprit.  Mais cela peut être compliqué, comme essayer de regarder son propre visage sans utiliser un miroir.  L'esprit est brouillé par les pensées et les émotions, toujours actif et nous nous laissona atrapper par cette activité.  L'habitude de regrader par la fenêtre et vois toute cette activité, nous fait oublier que c'est la fenêtre qui nous permet de voir.  Méditer c'est tourner l'attention vers la fenêtre elle-même et vers son intérieur.  Mais, ce regard peut avoir différents points de vue.  C'est en reculant que nous nous rendons compte que ces points de vue sont aspects d'un apanorame plus vaste.

    Dresser le cheval

    La posture de méditation est comparée à la relation entre le cheval et le cavalier.  Un cheval tranquille peut calmer un cavalier agité.  Il faut une posture physique à la fois alerte et détendue.  Trop détendue, le cheval s'arrête, trop alerte, le cheval est troublé.

    Posture en sept points de Variocana (skt. illumination, soleil)

    1. Base solide, jambes croisés
    2. Mains au giron, l'une sur l'autre ou les paumes sur les genoux
    3. Laisser l'espace entre les bras et le torse (posture du vautour), pour ne pas encombrer la respiration
    4. Dos droit comme "une flèche", garder l'alerte du corps
    5. Incliner le menton vers la poitrine pour détendre l'arrière du cou
    6. Bouche un peu ouverte ou naturellement détendue
    7. Yeux ouverts, regard vers le bas pour garder une alerte calme.  Le regard ne bouge pas, sans viser un point particulier.
    Posture en deux points
    1. Garder le dos droit
    2. Detendre les muscles

    L'équilibre physique, aide à équilibrer les trois aspects de l'expérience: prana, nadi et bindu (tb. loung, tsa, thiglé). Ces aspects sont l'énergie que génère le mouvement (du corps), les canaux par où cette énergie circule, et les gouttes d'essence vitale propulsées par les canaux.  Physiquement on peut les assimiler aux veines (nadi), cellules sanguines (bindu) et l'énergie de pompage du coeur (prana).  Les trois aspects doivent rester en équilibre, au cas contraire se manifestent les maladies.  À niveau plus subtil sont les agrégats de concepts (bindu), les relations entre les concepts (nadi), et l'énergie que fait bouger les concepts (prana).  Les aspects subtils (mental) et grossier (physique) des trois aspects sont liés.

    Dresser le cavalier

    L'esprit doit aussi trouver son équilibre entre alerte et détente pour exprimer son potentiel.  Trop détendu, on reste dans le flou sans savoir qu'est-ce passe-t'il.  Trop alerte, nous partons dans le bavardage mentale.

    Nous pouvons regarder les expériences de l'esprit comme les enfants s'amusent à regarder les nuages:  un bateau, un chat, une maison...

    Question

    Qu'est que m'a aidé ou poussé à passer de l'étude à la méditation?

    Méditation

    Dresser le cheval, dresser le cavalier



    Sunday, 5 September 2021

    Bonheur de la sagesse - Resumé de la vision

     

    • Le chemin suivi par Mingyur Rinpoche est changer la relation avec les expériences.  Les quatre nobles vérités font une analyse simple et directe de la réalité et nous proposent une manière de mettre une fin à nos difficultés.
    • La NV1, "il y a de la souffrance", c'est un simple fait, dont il y a deux sortes: a souffrance naturelle et celle crée par soi-même.  Cette dernière est ne pas accepter le fait que tout change (de manière grossière ou fine).
    • La NV2,  "la cause de la souffrance ne sont pas les circonstances ou événements, sinon la manière comme nous percevons les expériences" pointe l'origine.  La racine de cette perception est l'attachement aux émotions afflictives.  Pour se débarrasser de l'espoir et de la peur (le commun dénominateur des émotions) il faut ne pas essayer de le faire. 
    • La NV3, "toute souffrance arrive a un terme".  Nous pouvons faire face à tout inconfort en nous identifiant avec notre capacité d'expérimenter tout.  En faisant ça la souffrance s'arrête.  Il n'y a plus rien à craindre ou résister.  Même la mort ne peut plus nous perturber.
      • Il y a deux types de conscience: pure, expérimenter les choses comme elles sont; conditionnée, quand nous voyons la réalité avec la coloration des émotions.
      • Notre nature de bouddha a trois qualités: sagesse illimitée, capacité illimité de quitter la souffrance, bienveillance et compassion immesurables 
    • La NV4 , "pour donner un terme à notre souffrance nous devons couper court avec nos habitudes de perception dualistes et les illusions que les entretiennent".  Combattre ne sert à rien, seulement l'accueille et observation nous libère.  Dukkha devient notre guide (le poison devient médicine).  Dans le chemin nous trouvons trois concepts que font obstacle: permanence, singularité, indépendance.  En découpant notre expérience en morceaux de plus en plus petits nus arrivons à une voie morte: c'est la vacuité.

    Meditation

    4NV vérités et souffle
    1. Inspirons et reconnaissons les sensations (souffrance)
    2. Si nous rejetons, changeons, ou essayons de retenir l'expérience, nous souffrons (cause)
    3. Les sensations changent tout le temps aussi celles que nous n'aimons pas (cessation)
    4. Si nous acceptons l'expérience telle quelle est nous cous commençons à expérimenter la libération (voie de libération)

    Saturday, 10 July 2021

    La canço de les balances (The song of the scales) - Josep Maria Carandell

    Català

    (Castellano, English, Français debajo/follow/en-dessous)

    Doncs era un rei que tenia
    el castell a la muntanya,
    tot el que es veia era seu:
    terres, pous, arbres i cases,
    i al matí des de la torre
    cada dia els comptava.

    La gent no estimava el rei,
    i ell tampoc no els estimava,
    doncs de comptar en sabia,
    però amor no li'n quedava.
    Cada cosa tenia un preu,
    la terra, els homes, les cases.

    Un dia un noi del seu regne
    vora el castell va posar-se,
    i va dir aquesta cançó
    amb veu trista però clara:

    Quan vindrà el dia en què l'home
    valgui més que pous i cases,
    més que les terres més bones,
    més que les plantes i els arbres.
    Quan vindrà el dia en què a l'home
    no se'l pese amb les balances.

    El rei va sentir el noi,
    el va fer agafar i amb ràbia
    va ordenar que li donessin
    cent cinquanta bastonades,
    i a la torre el va tancar,
    castigat a pa i aigua.

    Però el poble encara sap
    la cançó de les balances,
    i quan s'ajunten els homes,
    rient i plorant, la canten.

    Castellano


    Érase un rey que tenía
    el castillo en la montaña,
    todo lo que se veía era suyo:
    tierras, pozos, árboles y casas,
    y por la mañana desde la torre
    cada día los contaba.

    La gente no amaba el rey,
    y él tampoco los amaba,
    pues de contar si sabía
    pero amor no le quedaba.
    Cada cosa tenía un precio,
    la tierra, los hombres, las casas.

    Un día un chico del reino
    junto al castillo se puso,
    y dijo esta canción
    con voz triste pero clara:

    Cuando vendrá el día en que el hombre
    valga más que pozos y casas,
    más que las tierras más buenas,
    más que las plantas y los árboles.
    Cuando vendrá el día en que al hombre
    no se le pese con balanzas.

    El rey escuchó al chico,
    lo hizo coger y con rabia
    ordenó que le dieran
    ciento cincuenta palos,
    y en la torre lo cerró,
    castigado a pan y agua.

    Pero el pueblo aún sabe
    la canción de las balanzas,
    y cuando se juntan los hombres,
    riendo y llorando, la cantan.

    English


    Once upon a time was a king 
    his castle was in the mountain,
    all that was seen was his:
    lands, wells, trees and houses,
    and in the morning from the tower
    every day he counted all them.

    The people did not love the king,
    and he did not love them either,
    because he knew counting,
    but he had no love anymore.
    Everything had a price,
    the land, the men, the houses.

    One day a boy from his kingdom
    came near the castle,
    and sung this song
    in a sad but clear voice:

    When will come the day when man
    worth more than wells and houses,
    more than the best lands,
    more than plants and trees.
    When the day will come when man
    will not be weight with scales.

    The king heard the boy,
    he made him arrested and angrily
    ordered to give him
    one hundred and fifty canes,
    and locked him in the tower,
    punished with bread and water.

    But the people still know
    the song of the scales,
    and when men come together,
    laughing and crying, they sing it.

    Français


    Eh bien, il était un roi qu'il avait
    le château sur la montagne,
    tout ce qui a été vu était à lui:
    terres, puits, arbres et maisons,
    et le matin de la tour
    chaque jour il les comptait.

    Le peuple n'aimait pas le roi,
    et il ne les aimait pas non plus,
    il savait compter,
    mais il n'avait plus d'amour.
    Tout avait un prix,
    la terre, les hommes, les maisons.

    Un jour un garçon de son royaume
    près du château il se tenait,
    et dit cette chanson
    d'une voix triste mais claire :

    Quand viendra le jour où l'homme
    vaut plus que des puits et des maisons,
    plus que les meilleurs terres,
    plus que des plantes et des arbres.
    Quand viendra le jour où l'homme
    ne soit pesé pas avec une balance.

    Le roi entendit le garçon,
    il l'arrêta et avec colère
    il ordonna de le lui donner
    cent cinquante cannes,
    et dans la tour il le ferma,
    puni au pain sec et à l'eau.

    Mais les gens savent toujours
    le chant des balances,
    et quand les hommes se rassemblent,
    en riant et en pleurant, ils le chantent.

    Wednesday, 7 July 2021

    Bonheur de la sagesse - 5. Percée

    Qu'est-ce qu'est le bonheur?

    • Conclure que tous les êtres veulent être heureux et éviter la souffrance, n'est pas une proposition bouddhiste ou d'une philosophie particulière, mais une déduction de bon sens issue de l'observation de notre comportement et celui des autres. 
    • Comment définir et atteindre le bonheur?  Y a-t-il une chose que soit cause de bonheur pour tous?  En fait, il n'y a en pas, en tout cas il n'y a pas d'objet extérieur que fonctionne pour tous.  En fait nous sommes attrapés par des habitudes enracinées très profondément que perpétuent notre souffrance.
    • Souvent on croit qu'une de ces habitudes, définir l'expérience en termes dualistes, "soi", "moi" est une espèce de défaut pour le bouddhisme.  En fait, le dualisme est un aspect de la conscience: un instrument utile, mais limité.
    • Notre nature de bouddha a plus de capacités, mais la vision dualiste nous empêche d'éprouver tout notre potentiel. Il nous faut un outil différent pour changer notre expérience.

    Erreur et illusion

    • Comme des lunettes de verre colorée, nos habitudes conditionnent notre vision du monde.  Nous sommes tellement habitués, que nous n'arrivons même pas a imaginer, qu'on puisse expérimenter la réalité sans ce conditionnement.
    • Notre biologie, culture et expérience passée nous font croire que les distinctions relatives sont des vérités absolues, et les concepts des expériences directes.
    • Cela génère un sentiment de malaise obsédant, une dukkha flottante derrière tout.  Par réaction à cette malaise, nous attribuons aux personnes, objets et situations, des qualités imaginaires (comme la permanence, singularité et indépendance), ce qui voile davantage notre vision.

    Le premier pas

    • La NV4, la vérité de la voie, dit que pour mettre un terme à la souffrance, il faut couper court aux habitudes de perception dualiste et aux illusions qui les maintiennent en place.  Pour le faire, nous ne les combattons ni les supprimons, mais nous les acceptons et explorons.  Dukkha devient notre guide.
    • Au début, les expériences coulent trop vite, elles semblent floues, difficiles à discerner.  Mais avec de l'effort et patience, on commence à les distinguer, à les voir les différentes idées, croyances, états d'esprit.  Et en suite, des fissures, des trous, ces idées ne semblent plus aussi solides qu'on le croyais.  Cette mirage commence à s'écrouler.
    • Au départ, il y a de la confusion mais nous comprenons progressivement notre nature.  Il y a trois bosses dans le chemin: la singularité, la permanence, et l'indépendance.

    La permanence

    • Les machines tombent en panne, les objets se cassent, les personnes tombent malades et meurent.  Nous aussi.  Nous changeons d'emploi, de partenaire, de domicile.
    • Bien que nous admettons le changement, nous sommes accrochés à l'idée de permanence: qu'il y a un noyau qui reste stable dans les personnes, objets et situations.  Le bouddha compare cette croyance à grimper sur un arbre de aspecte solide, mais creux à l'intérieur, plus nous montons et sommes accrochés, plus probable qu'il s'écroule.
    • Moi, vous, changeons constamment au niveau mental et émotionnel.  Ce changement est plus évident si on l'examine sur une longue durée: le "moi" enfant s'intéressait à des choses que le "moi" présent ne regarde plus.  C'est ainsi les cas pour les autres, parfois la transformation est telle qu'on a mal à le reconnaître.
    • Aussi notre corps physique subit des changements constants (e.g. les hormones).  A niveau atomique tout est en constant mouvement et changement.
    • Si on tient compte de toutes ces choses, où trouvera-t-on la permanence?

    La singularité

    • De l'illusion de permanence vient l'idée de singularité: la croyance que le "noyau essentiel" persistant est indivisible et unique.  C'est tellement subtile que nous ne le voyons pas jusqu'à on nous le fait remarquer.
    • Quand nous racontons notre expérience, nous referons constamment à "je", mais ce "je" est décrit en relation à des situations très différentes, parfois avec des états intérieurs très différents.  Nous pouvons argumenter que sont des différents parties de "je", mais alors, laquelle c'est "je"?

    L'indépendance

    • C'est qui Mingyur Rinpoché? Son puce, sa main, son bras, le corps?  La culture, la famille ou il a grandi? Les expériences d'adulte?
    • Quand nous voyons Mingyur Rinpoché, on le voit d'un certain angle (droit, gauche), et aussi conditionnés par si nous le connaissons, ou pas, même nous pouvons pas savoir que les robes sont du bouddhisme tibétain.
    • Donc, quand nous attribuons indépendance à un objet, c'est qu'un concept, comme la singularité.  Tout est composé, surgit par un grand nombre de causes et de conditions différentes, étroitement reliées entre elles. Chaque partie est faite de matière qui arrive de beaucoup d'endroits différents et il faut un procès pour tout assembler (construction, croissance).
    • Nous pouvons tout décomposer en parties de plus en plus fines, jusqu'à arriver aux modernes théories ou les particules subatomiques, ne sont que des paquets d'énergie en mouvant.  Tout émerge par l'interdépendance des causes et conditions.
    • C'est pareil pour nos pensées et émotions, sont interdépendantes d'un grand nombre de causes et conditions.
    • Comme impermanence, que peut présenter des avantages, comme change à un travail meilleur, guérir d'une maladie, l'interdépendance peut également nous être favorable.

    La vacuité

    • Si tout est relatif, impermanent et interdépendant, cela signifie-t-il que je ne suis pas réel?  Il y a quatre possibilités: oui; non; oui et non; ni oui ni non.
    • Nous voyons des objets que sont en essence des concepts, nous expérimentons les pincements et joies du changement, nous éprouvons de émotions, nous cherchons le bonheur et voulons être à l'écart de la souffrance.  Impossible a nier tout cela, et même nous ne pouvons pointer quelque chose comme d'incontestablement permanente, singulière et permanente.
    • Si nous décomposons les expériences (voire la matière) en éléments de plus en plus fins, en cherchant leurs causes et conditions, nous arrivons à une voie sans issue.  Mais c'est pas une voie morte, c'est le premier aperçu de la vacuité, la base d'émergence de toute expérience possible.
    • La vacuité est au centre du deuxième cycle d'enseignements du Bouddha et c'est un des termes le plus déroutants de la philosophie bouddhiste.
    • Le terme sanskrit est shunyata du shunya "zéro", et le terme tibétain tongpa-nyi, du tongpa "vide", -ta et -nyi placés après un nom ou adjectif ajoutent une idée de possibilité ou d'ouverture [Note CB: ou la notion d'être une qualité avec laquelle qualifier une chose, une situation, comme bonté est la qualité d'être bon].  Donc vacuité ne veut pas dire zéro, mais zéro-ité, un espace infiniment ouvert qui permet à tout d'apparaître, de changer, de disparaître et de réapparaître.
    • Voilà une excellent nouvelle.  Si tout était permanent, singulier ou indépendant, rien ne changerait, nous serions coincés à jamais là où nous sommes, sans grandir ou apprendre, rien ni personne pourrait nous affecter.  Le rapport entre cause et effet n'existerait pas.  Mais ce n'est pas le cas, n'est-ce pas? Si nous poussons l'interrupteur la lampe s'allume, si on met l'eau au feu, elle chauffe.
    • Donc, sommes nous, nos sentiments réels? Du point de vue de l'expérience, oui, mais si nous regardons au-delà de ces phénomènes, nous ne trouvons rien dont on puisse dire qu'il existe par soi.  Nous définissons tout par rapport à d'autres choses, et chaque chose est un flux constant de causes et conditions qui changent à chaque instant, car se met en relation avec d'autres causes et conditions, et ainsi jusqu'à l'infini.
    "Nous ne pouvons pas vraiment dire, d'un certain côté, que tout ce dont nous faisons l'expérience existe par soi, ce qui est une façon de considérer la vacuité.  Mais nous pouvons dire d'un autre côté, puisque tout ce que nous vivons émerge de la collision temporaire de causes et conditions, il n'y a rien qui soit vacuité." (pg. 152)
    • En d'autres termes, la nature fondamentale, la réalité absolue, de toute expérience est vacuité.

    Être et voir [introduction à la deuxième partie du livre]

    • Pour faire l'expérience de tout chose, nous avons besoin de la capacité de la percevoir.  Les pensés, émotions, sont les effets de notre pouvoir fondamentale de faire toutes les expériences possibles.  Le Bouddha nous dit que les qualités de la nature de bouddha: sagesse, puissance, bienveillance et compassion, sont infinies, illimités, immensurables.  En d'autres termes le fondement de la nature de bouddha est la vacuité.
    • C'est vacuité n'est pas être un zombie, car il y a une clarté de la conscience fondamentale que nous permet d'expérimenter et distinguer les phénomènes.  Et cette clarté est inséparable de la vacuité.  "Moi" et l'expérience de "moi" son simultanées.
    • Certains psychologues parlent de "vision innocente", l'expérience qu'on a quand on regarde par première fois quelque chose de vaste, que la distinction entre l'expérience et le "soi " s'efface.
    • Souvent on fait l'erreur de croire que pour atteindre la vision innocente il faut éliminer la perception relative.  En réalité, la perception relative est aussi une expression de la nature de bouddha, de même que la réalité relative (les choses existent) est une expression de la réalité absolue (tout est vacuité).  Nos pensés, émotions ont comme des vagues qui se lèvent et tombent sur un océan infini de possibilités infinies.  Mais nous voyons que les vagues, aveugles à l'océan.

    Avancer

    • Le plan de guérison de dukkha du bouddha élude parler de la vacuité.  En approfondissant dans la souffrance et ses causes, la sagesse relative, nous pouvons atteindre la sagesse absolue.
    • La sagesse relative, qui nous permet avancer ver l'éveil, est la phase préparatoire.  Nous devons d'abord nous familiariser avec nos habitudes et pour cela on va pratiquer la méditation.

    Résumé

    • Nous ne pouvons pas expérimenter un vrai bonheur durable parce que nous utilisons l'approche limitée du dualisme.  Notre conscience est conditionnée par nos habitudes mentales et émotionnelles, comme la biologie, la culture, et les expériences personnelles.
    • La NV4 est: pour donner un terme à notre souffrance nous devons couper court avec nos habitudes de perception dualistes et les illusions que les entretiennent.  Ce couper court ne se fait pas en les combattant ou supprimant, mais en les accueillant et les explorant.  Dukkha devient notre guide.
    • Il y a trois bosses du chemin: permanence, singularité, indépendance
    • Toutes les expériences peuvent se découper en morceaux de plus en plus petits jusqu'à arriver a une voie morte: c'est la vacuité.

    Question

    • Est-ce que vous avez eu l'expérience d'être devant quelque chose si vaste, que vous avez resté sans mots?  Ou en écoutant une musique, ou la tonnerre, ou le silence dans une grotte?  Ou en ayant un moment d'Eureka, d'avoir compris quelque chose?
    • Pourquoi j'ai commencé à méditer? Quel a été mon chemin jusqu'à venir pratiquer dans ce group?

    Méditation

    • 4 nobles vérités et souffle

    Wednesday, 30 June 2021

    Bonheur de la sagesse - 4. Le tournant

    "La libération a lieu seulement quand vous reconnaissez ce qui vous enchaîne", 9ème Karmapa

    • Le soleil est souvent couvert par les nuages, mais il brille toujours.  En fait on peut voir les nuages grâce au soleil.

    Deux types de conscience

    • La conscience pure est comme une boule de cristal transparent, incolore mais peut tout refléter.  Si vous la changer de position les reflets changeront, et tout ce que vous y voyez à l'intérieur n'existe pas vraiment dans la boule.
    • Si vous couvrez la boule d'une soie colorée, tout le reflets prendront le teint de la soie.  Ceci c'est la conscience conditionnée: un point de vue conditionnée par l'ignorance, le désir, l'aversion et toutes les autres émotions qui émergent de dzinpa.  Les reflets et le teint n'altèrent pas la boule de cristal.  De même, la conscience pure est toujours claire, capable de tout refléter, même des idées fausses à son sujet, comme être limité et conditionnée.
    • La vérité de la cessation, NV3, toute souffrance arrive a un terme.  Souvent est définie comme la libération finale de la fixation, de l'envie ou de la soif.
    • La cessation est possible parce que la conscience est depuis toujours claire et inconditionnée. Toutes les émotions sont seulement des voiles, des points de vue hérités, renforces par notre culture, famille et expérience personnelle.
    • Pour le faire, il ne faut pas essayer de supprimer ces émotions, mais tourner notre conscience vers l'intérieur, pour les examiner, et commencer à voir en elles l'expression de la conscience elle même.  Pour le dire simplement, la cause de la souffrance sera le traitement.  L'esprit qui s'approprie est l'esprit qui libère.

      La nature de bouddha

      • Le Bouddha n'a pas parlé de la nature de l'esprit dans les quatre nobles vérité, mais elle se trouve implicite.  Il ne parla pas de ce sujet jusqu'à plus tard.
      • La nature de bouddha est le cœur ou l'essence même de tous les êtres animés: le potentiel de tout faire, de tout voir, de tout entendre et de tout ressentir.  C'est la cause que nous pouvons aussi devenir bouddhas.
      • Il n'est pas possible le définir avec de mots, seulement on peut le connaître par l'expérience directe (e.g. le Grand Canyon), tellement vaste est.  Toutefois on a quelques indices, comme les trois qualités: sagesse illimitée, la capacité de tout connaître, dans le passé, présent ou futur; la puissance infinie, pour nous élever par dessus les conditions de souffrance; la bienveillance et compassion immesurables, un sentiment de parenté avec tous les êtres, et l'intention de tous aider à s'épanouir.
      • Bien sur, ces affirmations étaient difficiles à croire pour beaucoup. Toutefois, le Bouddha n'essaya pas de convaincre de que cette voie était la seule possible.  Toujours disait, "ne croyez pas parce que je le dis, vous devez essayez par vous-mêmes."  Il ne cherchait à contredire les croyances précédents.  Simplement, il invitait à expérimenter par eux-mêmes cette nature.
      • C'est comme une lampe allumée dans une maison fermé, avec les volets baissés.  Même dans cette condition, un peu de lumière peut filtrer à l'extérieur. Parfois sous l'aspect de la sagesse, en forme d'intuition.  Autres, sous l'aspect de la bienveillance et de la compassion, quand on aide ou réconforte  spontanément quelqun, sans espérer rien, comme s'il était la seule chose possible à faire (parfois, même en risquant sa vie pour un inconnu).
      • La puissance de la nature de Bouddha se manifeste souvent dans notre façon de survivre aux événements difficiles (faillite, divorce, morts des proches, graves blessures ou maladies).  Le témoin du monsieur faisant face a plusieurs difficultés simultanés résume les points essentiels: "Il n'est pas facile y faire face, mais j'y parviens. Je ne vois pas comment je pourrais faire autrement".
        • La sagesse de voir la profondeur et l'immensité de la situation
        • Le pouvoir de choisir comment interpréter la situation pour agir
        • L'attitude spontanée de bienveillance et compassion
      • On peut tout résumer dans un seul mot: le courage, d'être comme nous sommes ici et maintenant, avec tous nos doutes et nos incertitudes.  Reconnaître tout ce que nous ressentons: l'amour, la solitude, la haine, la jalousie, la joie, l'avidité, le chagrin, etc.
      • C'est la NV3, quel que soit notre malaise et son intensité, il disparaît quand nous reconnaissons notre pouvoir de tout éprouver.  C'est là que prend fin la souffrance. Il n'y a rien à craindre, rien à quoi résister, même à la mort (histoire de la mort de Tulku Urgyen Rinpoche).

        Instants de bouddha

        • La majorité de personnes seulement reconnaissent la nature de bouddha quand elle leur est montrée (histoire de la montre).
        • Souvent, nous avons des capacités que nous ne reconnaissons jusqu'à quelqu'un nous les a montrées.  Je les appelle les "instants de bouddha", des occasions de se réveiller du rêve de la conscience conditionnée.
        • Parfois il nous faut plonger dans une situation de nager ou couler pour reconnaître notre potentiel illimité (histoire de la piscine).

          Voir le bien

          • Nous avons une fixation des qualités négatives, et négligeons les qualités positives.
          • Quand nous ne pouvons réparer la situation, nous pouvons utiliser la colère et frustration comme sujets de méditation.  Il s'agit de ne pas fuir ni de repousser pas les sentiments.  Au contraire, on les regarde bien en face.  De cette sorte on peut les mettre dans le contexte de toutes nos bonnes qualités.
          • La sagesse, la puissance, la bienveillance et la compassion sont en nous depuis notre naissance.  La frustration, la jalousie, la culpabilité, la honte, l'anxiété, l'avidité, l'esprit de compétition, etc.  sont des sentiments que nous avons appris, développé et accrue à partir de tous les influences reçues.
          • Mais nous pouvons désapprendre ces idée limitantes et limitées de nous-mêmes., des autres et des expériences en général.

            Cailloux 

            • Le Bouddha enseigna une manière d'inventorier les qualités et défauts, empilant des cailloux noirs pour les pensées négatives, et des cailloux blancs pour les pensées positives.
            • Il est probable qu'au début la pile noire soit beaucoup plus grande que la pile blanche.  Par ailleurs, on peut le faire avec d'autres moyens que des cailloux.  Le bout est de reconnaître les qualités positives que parfois nous utilisons sans nous rendre compte.
            • Il est très efficace pour nous relier à notre nature essentielle et particulièrement bonne à utiliser sous l'emprise des émotions.
            • Les circonstances changent constamment.  Avec la pratique toute expérience peut devenir une opportunité pour découvrir notre sagesse, notre puissance, notre bienveillance et notre compassion essentielles.  Pour en arriver là, il faut couper court certaines croyances et attitudes enracinées.

            Résumé

            • NV3 - toute souffrance arrive a un terme: face à tout inconfort nous nous identifions avec notre capacité d'expérimenter tout.  En ce moment la souffrance s'arrête.  Il n'y a plus rien à craindre ou résister.  Même la mort ne peut plus nous perturber.
            • Il y a deux types de conscience
              • Pure: notre capacité d'expérimenter les choses comme elles sont, comme une boule de cristal
              • Conditionnée: une vision altérée de l'expérience, comme si la boule de cristal été couverte par un soie colorée
            • Notre nature de bouddha est notre potentiel illimité de voir, écouter, d'expérimenter tout
              • Sagesse illimitée
              • Capacité illimité de quitter la souffrance
              • Bienveillance et compassion immesurables 

            Méditation

            • Respiration et acceptance 

            Question

            • Pouvez-vous décrire un instant de bouddha que vous ayez vécu? Qu'est-ce que c'est changé à partir de ce moment?
            • Avez-vous expérimenté la bienveillance et la compassion pour les autres? Quel était votre ressenti?

            Wednesday, 23 June 2021

            Bonheur de la sagesse - 3. La force du point de vue

            L'expérience de marcher sur les pierres du pavés de la rue change quand on comprend qu'il y a un effet thérapeutique.

            En y regardant de plus près

            • Derrière l'inconfort physique Rinpotché découvre la profonde association de son corps avec l'idée de "soi".  Plus important, est de réaliser que derrière tout désagrément nous pouvons regarder les couches plus subtiles de conditionnement.  Chaque instant d'expérience n'est rien de plus qu'un vague  dans une série de vagues dans l'océan qui tantôt montent, tantôt descendent, sans jamais quitter l'étendue infinie où elles paraissent.
            • Cela c'est la base de travail pour la deuxième noble vérité (NV2): la cause de la souffrance. Bien que nous attribuons notre souffrance aux circonstances ou aux conditions, en réalité la cause de la souffrance est notre façon de percevoir et d'interpréter l'expérience au moment ou elle se déploie.  Comme quand on se fait masser intensément, supportant un certain douleur, pour soulager d'autres douleurs présents ou futurs.

            La relativité du point de vue

            • Les concepts que nous considérons 'vrais' sont en réalité 'relatives'.  Par exemple la notion de grand et petit.  Il n'y a rien 'grand' par soi-même, une chose est seulement grande par rapport a une autre chose (qui devient 'petite').
            • Ces distinctions sont toutefois utiles du point de vue évolutif (p.ex. distinguer la nourriture vénéneuse de la nourriture comestible).  Biologiquement tout acte de perception à trois éléments essentiels: un organe sensoriel; un objecte; et la capacité d'interpréter les sensations et de réagir.
            • Quand nous sommes devant une rose, l'œil reçoit le stimulus et le transmet au cerveau. En fait, plusieurs parties reçoivent la information: le système limbique va associer le stimulus avec le plaisir et la douleur; l'amygdale détermine le contenu émotionnel de l'expérience; l'hippocampe gère la mémoire et mets en relation le stimulus avec des stimulus précédents que se ressemblent; le néocortex finalement nomme le stimulus, lui donne un nom et trace des actions possibles.  En bref, nous ne voyons la rose, mais un concept de la rose.
            • Ce vue du concept de rose est conditionnée par les expériences passées, les espérances, et (plus important) par la distinction entre le sujet (moi) et l'objecte (rose).  Cette distinction est aussi car "moi" c'est ne image intérieure, que se solidifie à fur et mesure que nous murissons.  De plus nous classons les concepts "agréable", "désagréable" ou "neutre" (nous ne savons pas si l'un ou l'autre).  Cette notion de "moi" est moins présente à la naissance.

            Tuer les papillons

            • Dukkha (souffrance) résulte d'une condition mentale appelée tanha en pali (envie irrésistible), trishna (soif) en sanskrit et dzinpa (attachement) en tibétain.  Tous les termes pointent au désir fondamentale de stabilité ou la tentative pour nier l'impermanence, voir l'ignorer.
            • Ignorance: c'est la forme plus élémentaire du désir de stabilité, c'est croire aque les concepts correspondent à des réalités existantes par elles-mêmes, indépendantes.   Il serait comme croire que l'étiquette de la bouteille de sauce piquante et la sauce elle-même.
            • Attribuer une existence intrinsèque of choses, personés et situations génère deux formes d'envie: le désir, acquérir ou garder tout ce qu'on considère plaisant; l'aversion, éviter ou éliminer tout ce que nous trouvons déplaisant. Ces deux avec l'ignorance sont les trois poisons, des habitudes qui empoisonnent l'esprit.  Seuls ou combinés génèrent un innombrables états d'esprit, des émotions, qu'on appelle afflictions ou facteurs obscurcissants.
            • p.ex. quand un objecte ne nous appartient pas (une voiture, un smartphone) nous ne sommes particulièrement inquiets s'il casse.  Mais si l'objecte devient notre, notre réaction se l'object s'abime est complètement différente.   Du même pour notre corps.  Or, la souffrance plus à voir avec l'attachement que nous avons.  Dzinpa essaye de fixer dans le temps et l'espace ce qui bouge et change constamment, comme essayer de fixer la beauté d'un papillon en la la perçant morte sur un tableau.

            Miroir, ô miroir

            • Pour pouvoir arrêter notre souffrance, nous devons faire face aux causes de la souffrance.  De plus nous devons comprendre que nous ne sommes les seules à relever des défis, nos besoins son communes à tous les êtres vivants.  Nous fixer sur ce que nous n'aimons pas d'une situation, nous empêche de voir aucun aspect positive qui puisse se présenter. 
            • Reconnaissant que toutes les conditions sont promises à changer, on peut aborder chaque instant avec un peu plus de confiance et de clarté, pour s'y détendre plutôt que de résister ou d'en être bouleversé.  On n'a pas le devoir d'être dirigé par ce que l'on ressent.  On n'est pas non plus obligé de se battre contre son expérience ni de la fuir comme s'il s'agissait d'un "ennemi".  Nous avons tout ce qu'ils nous faut pour regarder ce qu'il se passe dans l'instant présent.
            • La résistance à ces changements successifs c'est l'explication contemporaine de la fixation que le Bouddha a identifié comme la cause du large éventail des souffrances et désagréments désignés par dukkha.

            Les conditions

            • Bien que l'attachement aux poisons c'est la graine de la souffrance, cela s'exprime différemment en fonctions des conditions de chaque individu, telles que les expériences personnes, l'environnement familial ou on a grandi, les cultures dans lesquelles on vit, des facteurs génétiques, etc.
            • Le bouddha quitta son environnement pour se voir libre de certaines de ces influences, et des attentes des autres sur c'est qu'il devrait faire.
            • L'attachement, l'avidité ne reflètent toute la complexité de notre recherche d'équilibre entre l'espoir et la peur: espoir que les choses resteront les mêmes, et la peur des mêmes éventualités.
            • En fait nous ne pouvons forcer de nous débarrasser du espoir et de la peur.  Le faire ne ferait que augmenter l'espoir (de se débarrasser) et la peur (de ne pas réussir).  Par cette raison, le premier pas est simplement de regarder tout l'éventail de pensés et d'émotions.  De ce fait, nous pouvons commencer a les voir moins solides, figés, substantiels qu'ils nous paraissaient.
            • L'impermanence a ces avantages: tout chan, même nos espoirs et peurs.

            Exercice

            • Regardez vous le miroir de votre salle de bain, sans être vous-même reflété.  Est-ce que vous réagissez différemment que en regardant votre visage? Si vous répétez l'exercice un autre moment, y a-t-il des changements dans l'arrière-plan?  En répétant l'exercice (courte durée, environ 30s), vous pouvez commencer a distinguer entre la perception et les pensés et émotions que les accompagnent.  Les reconnaitre ne veux pas dire les rejeter ou éliminer, c'est le constant du rôle de l'esprit dans la formation de l'expérience.

            Résumé

            • La deuxième noble vérité NV2: la cause de la souffrance ne sont pas les circonstances ou événements, sinon la manière comme nous percevons les expériences
            • La cause racine est l'attachement aux émotions afflictives
            • Pour se débarrasser de l'espoir et de la peur il faut ne pas essayer de le faire 

            Méditation

            • Respiration, émotions et pensées

            Question

            • Quel est votre philosophie de base?  Derrière vos croyances, quel système philosophique 

            The science of meditation

            During 6 weeks we have been studying the book kof Richard Davidson and Daniel Goleman.  We used these slides  as  supporting material.